L’épilation laser est devenue l’une des solutions les plus recherchées au Maroc pour éliminer durablement les poils indésirables. Pourtant, beaucoup de personnes ne savent pas que le succès du traitement dépend d’un élément fondamental : le cycle de croissance du poil. Sans comprendre cette mécanique biologique, il est difficile d’avoir des attentes réalistes ou de suivre correctement son protocole. Cet article vous explique de manière simple et accessible ce phénomène technique essentiel.
Pourquoi le cycle du poil est-il si important ?
Contrairement aux idées reçues, le laser ne détruit pas tous les poils en une seule séance. Il agit uniquement sur les poils qui se trouvent dans une phase bien précise de leur cycle de vie : la phase anagène, aussi appelée phase de croissance active. C’est le moment où le poil est relié directement à son bulbe et contient le plus de mélanine, ce qui permet au laser de le cibler efficacement.
Problème : à un instant donné, seulement 10 à 20 % des poils d’une zone donnée se trouvent en phase anagène. Les autres sont soit en phase de repos (télagène), soit en phase de transition (catagène). Cela signifie qu’une séance ne peut traiter qu’une fraction des poils visibles.
C’est pour cette raison qu’un protocole professionnel comprend plusieurs sessions, espacées selon la zone :
- Visage : toutes les 4 semaines
- Corps : toutes les 6 à 8 semaines
- Zones hormonales (menton, abdomen, seins) : parfois toutes les 3 à 4 semaines
Ces intervalles permettent d’attendre que de nouveaux poils entrent en phase anagène et puissent être ciblés par le laser.
Pourquoi certaines zones répondent mieux au laser que d’autres ?
La réponse du corps au laser varie selon plusieurs facteurs physiologiques :
- La densité en mélanine du poil
Plus un poil est foncé, mieux le laser peut le détecter et le détruire. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’épilation laser donne d’excellents résultats chez une grande partie de la population marocaine, qui possède généralement des poils bien pigmentés.
- Le caractère hormonal de la zone
Certaines zones, comme le menton ou la ligne médiane du ventre, sont influencées par les hormones. Elles peuvent produire de nouveaux poils même après un traitement au laser.
Ce n’est pas un échec du laser, mais une stimulation hormonale naturelle. Dans ce cas, un entretien annuel est souvent recommandé.
- L’épaisseur du poil
Les poils fins et clairs répondent moins bien au laser car ils contiennent peu de mélanine. Certaines machines modernes peuvent traiter ces poils, mais dans certaines limites.
Le mythe du résultat immédiat : pourquoi il faut être patient
Il est normal de voir des poils tomber entre 10 et 20 jours après la séance. Ce n’est pas une nouvelle pousse : ce sont les poils traités qui expulsent leur tige. Ensuite, un « vide » apparaît pendant quelques semaines, donnant une impression de peau lisse et nette.
Mais lorsque la nouvelle génération de poils entre en phase de croissance, une repousse partielle peut apparaître. C’est totalement normal et fait partie du processus. Le vrai résultat se construit progressivement, séance après séance.
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